Marc : Quand la colère au volant révèle un trauma oublié
4 séances · 1 mois
Les cas présentés sont des exemples anonymisés destinés à illustrer certains mécanismes émotionnels observés dans la pratique de la TRG. Chaque parcours thérapeutique est unique.
Emma, 22 ans, étudiante en Master, consulte après trois années de psychothérapie analytique, deux tentatives de TCC, et une hospitalisation brève à 19 ans pour dépression. Elle comprend parfaitement son histoire : un père alcoolique violent, une mère dépressive, le rôle d'adulte endossé à 8 ans pour élever ses frères. Mais ses réactions émotionnelles n'ont pas suivi : hypervigilance constante, insomnie (elle vérifie trois fois que la porte est fermée), phobie des contacts physiques imprévus, sursaut quand on frappe à la porte.
Emma est intellectuellement brillante. Elle peut analyser sa famille pendant des heures avec une clarté stupéfiante. Mais son corps semble encore réagir comme si le danger était présent. C'est le phénomène de la 3ème Position Perceptiva utilisée comme défense permanente. Pour survivre à l'enfance, Emma a appris à "sortir" de son corps, à regarder les scènes de violence de loin, comme un film. Cela lui a permis de ne pas sombrer. Mais elle est restée coincée dans cette position : elle parle de ses traumas (3ème Position) mais ne peut pas les ressentir et les retraiter (1ère Position) car c'est trop menaçant. Dans la pratique de la TRG, certains accompagnements montrent que la différence entre comprendre intellectuellement et retraiter à un niveau émotionnel profond est fondamentale pour dépasser ce type de plateau.
Le travail en TRG s'est déroulé en 8 séances. La première séance a porté sur l'évaluation et l'explication des 4 phases de la TRG : Cronológico (le passé), Somático (le corps), Temático (les thèmes), Futuro (l'ancrage). Les deuxième et troisième séances ont utilisé le Reprocessamento Cronológico (0-10 ans). Emma restait bloquée à 7/10 en 3ème Position. Le travail a consisté à construire progressivement la sécurité intérieure pour permettre la "descente" dans la scène. La quatrième séance a marqué un tournant : l'entrée en 1ère Position, avec la peur physique ressentie (9/10), puis une descente naturelle à 5/10. Les cinquième et sixième séances ont porté sur le Reprocessamento Temático, travaillant le thème "responsabilité" : la croyance qu'elle devait sauver sa mère a été retraitée. La septième séance (Reprocessamento Futuro) a permis de visualiser une vie dans 5 ans, avec un sentiment de sécurité.
Lors de la huitième séance de consolidation, Emma a fait le bilan : "Avant, je savais que ce n'était pas ma faute. Maintenant, je le sais aussi dans mon corps. Je dors seule depuis trois semaines. Quand on frappe à la porte, je sursaute encore, mais je ne panique plus. Je respire." Par la suite, Emma a commencé un travail de nuit dans une maison d'édition. Elle a décrit le changement : "La différence ? Avant, j'avais une carte du trésor. Maintenant, j'ai le trésor."
"Avant, j'avais une carte du trésor. Maintenant, j'ai le trésor."
Emma a arrêté sa psychothérapie précédente ("Je n'ai plus besoin de parler, j'ai besoin de vivre"). Elle a commencé un travail de nuit dans une maison d'édition (elle qui ne pouvait pas dormir seule !). Elle dit : "La différence ? Avant, j'avais une carte du trésor. Maintenant, j'ai le trésor."
*Prénom modifié. Résultats individuels, peuvent varier selon les cas.
Les cas présentés sont des exemples anonymisés destinés à illustrer certains mécanismes émotionnels observés dans la pratique de la TRG. Chaque parcours thérapeutique est unique.
Lucia Ribeiro Gattobigio
Praticienne spécialisée en Thérapie de Retraitement Génératif (TRG)
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